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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Halloween Septembrrrfest 2015 - 26 - Twixt (2011)

Publié le 29 Septembre 2015 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Twixt :

Auteur en perte de vitesse, Hall Baltimore (Val Kilmer) visite une petite ville perdue dans le cadre d'une tournée de dédicaces ; là, il est abordé par un shérif excentrique (Bruce Dern), qui l'incite à venir jeter un coup d'oeil au cadavre d'une jeune fille, à la morgue avec un pieu dans le coeur. Bientôt, Hall reçoit dans son sommeil la visite d'un esprit, celui de V (Elle Fanning), qui lui rappelle sa propre fille décédée, et qui est bizarrement liée aux jeunes gothiques (surnommés "Vampires") vivant de l'autre côté du lac bordant la ville. Aussitôt, Hall décide d'écrire un nouvel ouvrage, inspiré par le destin tragique de V... mais dans cette bourgade étrange, les apparences sont trompeuses, et le monde des rêves va permettre à l'auteur de mieux comprendre le manque d'inspiration dont il est victime...

Un film expérimental de Francis Ford Coppola, qui se fait plaisir, s'inspire de l'un de ses songes et exorcise certains de ses démons au travers de cette oeuvre bordélique, onirique et très moyennement convaincante ; il y traite de la culpabilité et du deuil d'un père pour son enfant, de la recherche d'inspiration, des origines de la créativité, de diverses influences du genre fantastique gothique, etc, mais malheureusement, le tout est structurellement beaucoup trop confus et décousu pour donner lieu à un métrage cohérent.

De plus, pour ne rien arranger, les changements de tonalité sont fréquents, et visuellement parlant, c'est affreusement inégal, avec des plans très réussis, qui cotoient des split-screens immondes, des intérieurs fauchés, et une représentation du monde du rêve assez laide, à base de fonds verts, d'étalonnages numériques, d'angles et de contrastes très souvent peu inspirés.

Reste une distribution plutôt agréable, et qui semble croire à ce qu'elle fait, dans un film bancal qui ne restera pas dans les mémoires.

2.25/6

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