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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #198 : L'Affaire Lizzie Borden (2014)

Publié le 19 Août 2015 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Thriller, Lifetime, Histoire, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Lizzie Borden Took an Ax :

En 1892, au Massachusetts, Mr et Mme Borden sont mystérieusement assassinés à leur domicile à grands coups de hache. Rapidement, les soupçons se portent sur Lizzie (Christina Ricci), la fille cadette de la famille, vieille fille un peu rebelle et au comportement suspect. S'engage alors un procès de longue haleine opposant Lizzie, aidée de sa soeur Emma (Clea DuVall) et de son avocat (Billy Campbell), à la vindicte populaire et à l'état...

Un téléfilm Lifetime retraçant l'un des crimes les plus célèbres de l'histoire des USA, qui ici devient du grand n'importe quoi bâtard et brouillon, qui ne sait jamais sur quel pied danser.

Le métrage, pourtant bien filmé et visuellement crédible, ainsi que bénéficiant d'une atmosphère pesante assez réussie, tente en effet d'être tout et son contraire : drame judiciaire, enquête policière, drame psychologique (avec des flashbacks sanglants), biopic, film gothique (avec des visions oniriques), slasher, histoire de femme, etc.

Le récit passe ainsi d'un genre à un autre sans réelle finesse ou subtilité (notamment lorsqu'il tente d'être un film d'horreur, et se paie des entrées dans le champ d'une Ricci sinistre, aux grands yeux ronds, accompagnée de motifs musicaux dignes de Psychose), pas aidé par un accompagnement musical assez improbable (du rock et de la pop moderne !?).

On se retrouve donc avec un métrage étrange et peu captivant, car ne semblant pas savoir ce qu'il veut être, ni porter le moindre jugement sur le personnage de Borden jusqu'à la fin  du récit ; dans l'intervalle, elle est présentée tour à tour comme innocente, coupable, folle, immature, victime d'inceste, lesbienne refoulée, ou femme libérée en avance sur son temps.

Les acteurs sont logés à la même enseigne, jamais vraiment sur la même longueur d'onde, avec une DuVall à fond dans son rôle de soeur dévouée et éplorée, et une Ricci qui oscille entre grands yeux de biche et voix innocente, et réactions surjouées de psychopathe déséquilibrée (au point qu'on se demande si, dans certaines scènes, son jeu forcé est voulu pour indiquer que Borden ment, ou si la scène est tout simplement surjouée).

Pas vraiment convaincant, donc, mais étrangement, ça a connu un tel succès outre-Atlantique d'une suite existe, sous forme de (mini ?) série, diffusée cette année. Mwé.

2.25/6

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