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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #180 : The Spirit (2008)

Publié le 24 Juillet 2015 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure, Thriller, Policier, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Spirit :

Supposément assassiné, le policier Denny Colt (Gabriel Macht) est ramené à la vie par une expérience étrange du psychopathe la Pieuvre (Samuel L. Jackson). Devenu le Spirit, protecteur de la ville, et défenseur des innocents, Colt jure alors de se venger de la Pieuvre, et de mettre un terme aux crimes innombrables de celui-ci...

Au premier abord, The Spirit ressemble à une étrange parodie non-sensique de Sin City : même réalisateur, mêmes inspirations, mêmes visuels ultra-stylisés, mêmes effets inégaux... la seule différence, à vrai dire, c'est le ton.

Dans Sin City, tout était sombre, tragique et relativement sérieux ; ici, tout est nettement plus comique, outré, depuis le héros (Macht est assez générique et transparent) qui passe son temps à être ridiculisé, jusqu'à Samuel L. Jackson en savant fou nazi (!?), en passant par les innombrables clones/sidekicks aux morts improbables, et par Scarlett Johansson en secrétaire/assistante sarcastique et impassible.

Tout le monde surjoue volontairement, la musique de David Newman singe fortement Danny Elfman période Batman, et le tout se trouve, au final, à la limite d'un Batman des années 60s, au style différent, mais à l'approche très similaire de son personnage et de son univers.

Le problème étant alors que ce ton improbable reste très inégal : d'une scène à l'autre, le film passe de la comédie au film noir mortellement sérieux, et le tout ne parvient jamais vraiment à se cristalliser en un tout homogène.

On reste donc dans un joyeux bordel visuellement assez réussi, mais qui ne sait jamais vraiment ce qu'il veut être, et échoue par conséquent à être quoi que ce soit d'autre qu'un gros WTF filmique.

3/6

(lors du premier visionnage, j'avais mis un 2/6, principalement parce que le côté parodique du métrage ne m'était pas apparu aussi clairement, et m'avait rebuté)

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